Red Lions 94 est un groupe autonome de l'Action Antifasciste basé dans le 94 - banlieue sud. Nous portons l'offensive de la culture métissée et populaire.
Hier, l'assemblée à adopté la loi création et internet.
La loi a été élaborée par Denis Olivennes, l’ancien patron de la FNAC pour « lutter contre le téléchargement illégal de films et de musique ».
Elle prévoit la création d'une haute autorité administrative chargée de dissuader les internautes de télécharger illégalement.
Un des faits majeurs de la loi serait la possibilité de couper temporairement la connexion internet des « pirates » après quelques avertissements.
Avec cette loi, l'État répond aux demandes des monopoles de l'industrie de la culture (maison de disques, studios de cinéma) qui ne supportent pas que les œuvres des artistes circulent librement.
Les capitalistes ne peuvent pas accepter que le peuple s'échange des milliers de données sans leur consentement.
En effet, le développement du Peer-to-Peer se fait sur des bases économiquement communistes. Le téléchargement n'est pas basé sur l'accumulation individualiste des richesses culturelles (films ou chansons) mais sur l'échange libre des richesses.
Le fonctionnement des logiciels de Peer-to-peer (P2P) comme Emule ou BitTorrent est basé sur le partage. Plus un fichier est téléchargé, plus on peut le télécharger ! Aussi, la capacité à obtenir des fichiers est dépendante de la capacité d'un utilisateur à fournir des fichiers. En gros, plus on dispose de données à partager, plus on peut s'en procurer de nouvelles.
Le piratage permet une diffusion massive des oeuvres musicales ou cinématographiques, ce qui est une bonne chose. De toutes façons, on ne peut pas imaginer que les gens achètent tous les DVD ou CD des films ou albums qu'ils ne peuvent plus télécharger.
Les industriels de la culture veulent garder leur mains mise sur les industries du disque et du cinéma.
Ils affirmes que le téléchargement illégal nuit aux artistes. Pour nous, les véritables voleurs ce sont les monopoles (Majors, studios de cinéma, etc.) qui se font des marges énormes en ne redistribuant que très peu aux artistes.
De toutes façon, même avec le piratage, les grosses productions cinématographiques continuent de dégager des bénéfices énormes. Au cours de l’année 2008, les salles ont réalisé 188,82 millions d’entrées, soit 6,2 % de plus qu’en 2007. Ce résultat est supérieur au niveau moyen des dix dernières années (179,12 millions par an en moyenne). [source : Centre national de la cinématographie ]
Pas la peine de s'inquieter non plus pour les gros artistes, ils continuent de rouler dans des grosses voitures et de vivre dans des villas.
Pour ce qui est de la culture moins « commerciale », il ne faut pas oublier que le développement d'un artiste est largement dépendant de la diffusion de ses œuvres. Le téléchargement illégal permet aussi un accès massif aux œuvres.
Lorsque l'on a vraiment aimé un film, on achète le DVD, quand on adore un chanteur on achète son album et on va le voir en concert, un groupe de musique qui « cartonne » perçoit des droits de diffusion radio, etc.
La rémunération des artistes est plus menacée par les marges énormes que se font les capitalistes sur leur dos que par le piratage.
De toutes façons, quel est le but d'une œuvre d'art ? Faire de la thune ou bien être diffusé le plus possible ?
Le téléchargement illégal permet la diffusion de la culture. C'est donc une bonne chose.
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