Nous l'avions dit dans notre article du 2 septembre: il n'existe pas de faits divers dans la société capitaliste.
En effet, il se trouve que la jeune femme ayant commis un infanticide à Chennevrières le 31 aout 2009 (voir article des Red Lions) était tombée enceinte à la suite d'un viol. (voir article du parisien)
Le patriarcat (oppression/domination des femmes par les hommes) est un des pilier du capitalisme.
Les femmes ne sont pas payées ni reconnues pour le travail ménager qu'elles effectuent (souvent en plus de leur propre activité professionelle). Car ce travail est considéré comme normal.
En préparant à manger, en nettoyant la maison, en gérant l'achat de la nourriture, en prenant en charge la gestion des tâches domestiques, elles libèrent les autres membres de la famille qui peuvent ainsi se reposer et renouveler leur force de travail. Et ainsi retourner produire pour les capitalistes.
En faisant des enfants, en s'en occupant, en en faisant des adultes elles créent des nouveaux travailleurs qui iront produire pour les capitalistes.
C'est pour cela que nous disons que les femmes subissent une double-oppression.
Ce travail n'est pas reconnu comme tel mais comme plutôt comme une "activité".
Ce travail est invisible, c'est une somme de petits riens qui s'accumulent.
Ce travail est fait de manière isolée et coupe en partie les femmes du reste de la société, leur bouchant une partie de leur horizon.
Ce travail met les femmes à la merci des hommes.
Cette situation crée une idéologie et une culture. Cette idéologie c'est cela qu'on appelle le machisme.
C'est du patriarcat/machisme dont a été victime la jeune femme.
Dans une société où les hommes dominent et se considèrent supérieurs aux femmes. Il est naturel pour eux de ne pas se soucier du sort de celles qu'ils méprisent et il est tout aussi naturel pour eux de pouvoir disposer d'elles comme bon leur semble.
Dans cette société patriarcale, les femmes violées se voient souvent reprocher les viols dont elles sont victimes. Puisqu'on considère comme naturel que les hommes se comportent comme des oppresseurs.
Dans cette société capitaliste individualiste, il n'y a pas de solution pour qu'une jeune mère de 13ans victime d'un viol puisse s'épanouir dans la société.
Voilà pourquoi nous disons que les deux victimes de cette histoire (la jeune femme et son enfant) ont été victimes d'un système, un mode de production, le capitalisme (sans pour autant renier la responsabilité du violeur) .
Que nos efforts ne soient pas le moteur du capitalisme partiarcal, relevons la tête !
Unissons nous tou-te-s pour que les femmes ne subissent plus !
Qu'elles se retournent contre le sexisme latent dans lequel on les a éduquées, élevées!
Qu'elles ne subissent plus d'oppresion, quelqu'elle soit !
Luttons pour l'émancipation, la Révolution !
Pour la libération des femmes - Red Lions 94